À la recherche d’une balade familiale – facile, variée et ludique – qui vous plonge en pleine nature et vous en mette plein les mirettes ? Attendez, je cherche… Ok, c’est bon, j’ai ce qu’il vous faut ! ? Testée ce week-end : la chasse au trésor connectée Totemus au cœur de la réserve naturelle d’Orti (Sainte-Ode). Un lieu délicieusement bucolique où il fait bon observer, écouter, respirer… Bref, prendre son temps et profiter !
Comment, diable, motiver ses jeunes à marcher dans la joie et la bonne humeur ? Simplement en rendant la chose un peu plus fun… ? Et pour cela, les chasses au trésor connectées Totemus sont tip top nickel ! Rappelez-vous, en automne, nous avions testé le jeu de piste « Sur les traces du Général McAuliffe » à Bastogne. Cette fois, on a décidé de chausser nos bottines pour une version plus nature : direction le petit village d’Amberloup pour une immersion dans la réserve naturelle d’Orti, au cœur du Parc naturel des Deux Ourthes. ?
Orti, une biodiversité protégée
Petite leçon avant l’immersion… ? Le site d’Orti – classé zone Natura 2000 – occupe une vingtaine d’hectares dans la commune de Sainte-Ode. Situé à la confluence de l’Ourthe occidentale et du ruisseau Laval, il abrite une grande diversité de plantes et animaux propres aux zones humides. On pourrait ainsi y apercevoir – moyennant discrétion ? – de nombreux oiseaux (cigogne noire, grue cendrée…), des castors, des grenouilles, des crapauds, des tritons, des libellules, des hermines, des fouines et autres blaireaux. ?? Bon, nous, on n’a rien vu de tout ça… Mais ça ne nous a pas empêché de profiter pleinement de ce superbe endroit ! ?
Un paysage hyper varié
La balade, longue d’environ 4 km, débute par la traversée d’un verger d’anciennes variétés fruitières. Après un coup d’œil au rucher d’Orti, le sentier vous plonge dans le fond de la vallée du Laval. Hop, une passerelle pour franchir le ruisseau et un chemin de caillebotis vous invite à survoler – les pieds au sec (sauf en cas de fortes pluies ?) – des zones marécageuses pour rejoindre l’étang d’Orti. Un petit passage dans les bois, un pont pour traverser l’Ourthe, une jolie clairière… Pas question de vous spoiler tout le parcours, mais vraiment : j’ai trouvé l’endroit aussi magique que paisible et varié. En plus, à cette période de l’année, les arbres sont dénudés, ce qui offre de jolies vues bien dégagées sur le site… Un régal pour les yeux ! ?
Marcher, c’est bien… En jouant, c’est encore mieux !
Quant à la chasse au trésor ? L’application Totemus nous guide tout au long de la balade. ?À chaque point d’intérêt, une question nous y est posée et il faut alors faire appel à notre sens de l’observation pour pouvoir y répondre et poursuivre notre chemin (retrouver une info sur un panneau didactique, un message gravé sur arbre, un symbole sur une pierre…). Bref, parfait pour motiver et donner de réguliers p’tits coups de boost aux enfants ! ?? Au final ? On gagne des Toteez, entendez une monnaie virtuelle échangeable contre des bons cadeaux chez les partenaires touristiques de Totemus (activités culturelles, récréatives, épicuriennes…).
Petit bonus : le sentier artistique d’Orti
À noter : la chasse au trésor Totemus emprunte le sentier artistique d’Orti, gratuit et accessible toute l’année. Tout au long du parcours, vous croiserez ainsi diverses œuvres d’art contemporaines (sculptures en bois, en acier…) avec leur panneau explicatif. Bref, mêler subtilement culture et nature, de quoi donner encore un cachet supplémentaire à cette balade ! ???
Infos pratiques
Cette balade Totemus de 4 km est facile et sans difficulté particulière. Elle n’est toutefois pas accessible aux poussettes et aux vélos. Elle est aussi impraticable en cas d’épisodes pluvieux prolongés ou lors de crues car la prairie et les caillebotis seront sous eaux.
TOTEMUS
La réserve naturelle d’Orti et ses trésors
Point de départ : Rue de la Gare, Fontenal 28, Amberloup, 6680 Sainte-Ode
Prendre soin d’elle au naturel… Voilà ce qui a poussé la pétillante Julie Merhi à créer sa propre marque de cosmétiques en avril dernier : « Juliette Soins Naturels » ! Des produits mixtes concoctés à partir d’ingrédients de qualité, naturels, brut et certifiés bio. Le tout élaboré maison, avec passion et conviction ! Yep, il n’en fallait pas plus pour me donner envie d’aller la rencontrer dans son petit atelier, situé au cœur de la forêt d’Anlier…
Julie Merhi ? C’est le genre de fille qui rayonne et te paraît d’emblée sympathique. Un grand sourire pour t’accueillir, un bon p’tit café, les premiers échanges de circonstance. Puis tu lances la conversation sur sa jeune marque de cosmétiques « Juliette ». Et là, ses yeux se mettent à briller. Son débit s’emballe. Elle parle avec les mains et le cœur. Bref, paf, ça fait mouche… Tu n’as plus qu’une envie : en savoir plus sur son projet, son histoire, ses produits ! ??
Le début de la story ‘Juliette’
Fin de la vingtaine, Julie rencontre des problèmes de peau suite à un dérèglement hormonal. Je vous passe les détails, mais rien n’améliore durablement la situation : ni les solutions proposées par les spécialistes (médecin, dermato, gynéco…), ni la cosmétique traditionnelle. Ni une, ni deux, c’est le déclic : « Je me suis dit qu’il fallait que j’arrête de mettre toutes ces crasses sur mon visage, que j’avais besoin d’autre chose que de cette cosmétique de surface. » S’opère alors peu à peu une transition vers le naturel… Le dicton ne dit-il pas qu’on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même ? ? Autodidacte, Julie s’informe et se forme sur la cosmétique naturelle, dévore des syllabus d’aromathérapie, apprend les vertus et le fonctionnement propre à chaque huile, chaque beurre, chaque cire…
Covid-19… ou le retour à l’essentiel
Et au bout de ses expérimentations ? Des soins doux et efficaces qui révolutionnent sa routine beauté/hygiène et celle de son compagnon. Fin 2019, elle en parle sur les réseaux sociaux… et suscite l’engouement auprès de ses ami.es qui veulent tester ses produits. « Un truc de fou ! Les retours ont été extrêmement positifs. Et là, j’ai su que je tenais quelque chose. » Surgit alors le Covid-19… et l’envie pour beaucoup d’un retour à l’essentiel, au local, à l’artisanal. Julie se sent pousser des ailes et décide de se lancer (sans hésiter) en plein confinement ! Elle prend le statut d’indépendante et s’assure de sa conformité avec la réglementation européenne en faisant contrôler et approuver ses formulations par un expert en sécurité et toxicologie. Ça y est, la marque ‘Juliette’ – du surnom de son enfance – est officiellement née ! ???
Des recettes artisanales, une composition simple
Concrètement ? La gamme ‘Juliette’ comporte actuellement 4 produits : un savon solide, un déodorant, un baume à lèvres et un élixir pour les cheveux/ongles. Dans ceux-ci, pas d’huile de palme, ni de parabens, colorants/parfums de synthèse, paraffine, silicone, OGM, phosphates et autres solvants. Que des ingrédients de qualité, bio, naturels et purs ! ? « Pour l’élaboration de mes recettes, je sélectionne avec soin des huiles végétales pures et pressées à froid, des cires et des beurres végétaux bruts et non raffinés, ainsi que des huiles essentielles d’excellente qualité. Le tout certifié Agriculture Biologique. » Bref, des produits qui se veulent tout doux pour la peau… mais également pour la planète ! ?
Des cosmétiques zéro déchet
Tendre vers le zéro déchet est en effet aussi une thématique qui tient à cœur à Julie. Un objectif qui se traduit de diverses façons : « D’abord, les cosmétiques ‘Juliette’ ne contiennent pas de parfum. Ils sont donc mixtes et conviennent pour toute la famille. Ensuite, ils sont multifonctions : leur formulation est conçue pour apporter une ou plusieurs actions bénéfiques sur le visage ou le corps. Le but est de pouvoir remplacer plusieurs produits par un seul (ndlr : exemple avec l’Elixir Force et Pousse qui booste les cheveux, mais aussi les cils, les sourcils, la barbe et les ongles). Au final, on obtient un rituel de beauté beaucoup plus minimaliste, ce qui entraîne moins de déchets dans la salle de bain. » Par ailleurs, les packagings – en verre glacé et en bambou – sont réutilisables et tous les cartons utilisés pour l’expédition sont issus de ressources responsables (FSC), recyclés et recyclables. ?
Julie, chef d’orchestre, de A à Z
Formulation des produits, fabrication des cosmétiques, choix des packagings, création graphique des étiquettes, préparation des commandes, expédition des colis, gestion des photos et du site web, animation des réseaux sociaux… À l’heure actuelle, Julie s’occupe de tout, toute seule ! ?? Certes, on imagine le boulot. Mais quand on voit comment elle rayonne dans son petit atelier, on se dit que la jeune femme a trouvé là SON truc, SON moyen d’expression ! ?
« C’est véritablement mon destin ! »
« Je m’intéresse depuis toujours à la beauté, j’ai toujours aimé me maquiller. Petite fille, je restais béate devant ma maman qui se faisait belle dans la salle de bain. Alors, avoir l’opportunité aujourd’hui de concrétiser cette destinée, en étant totalement libre de mes choix et en ne mettant aucun frein à ma créativité, c’est le bonheur absolu ! » Passionnée… et passionnante, convaincue… et convaincante. Quelque chose me dit que l’aventure ne fait que commencer et qu’on n’a pas fini d’entendre parler des cosmétiques ‘Juliette’ ! ?
Infos pratiques
Les cosmétiques ‘Juliette’ sont en vente sur l’e-shop de la marque et dans différents points de vente listés sur le site web (livraison à domicile possible en Belgique, au Luxembourg et en France / retrait gratuit à l’atelier d’Anlier, Arlon et Steinfort sur rendez-vous).
Le 2 février, c’est la Chandeleur… Pour l’occasion, j’ai lancé un petit challenge à la talentueuse Cloé Blaise, styliste culinaire à Gomery (Virton) : nous proposer une recette qui change des traditionnelles crêpes au sucre. Hop, motivée comme jamais, Cloé nous a concocté des fluffy pancakes épais, aériens et irrésistiblement moelleux. Une tuerie pour la Chandeleur, mais aussi pour le goûter ou un petit déj’. On s’y essaie ? À vos poêles, c’est parti !
Le stylisme culinaire, entre photo et cuisine
D’abord, il y a le premier appareil photo que ses parents lui offre pour ses 16 ans. Ensuite, il y a ses études à Liège et l’occasion de passer derrière les fourneaux. « Pas question pour moi de ramener des tupperwares de la maison. Je me suis donc mise à cuisiner… Une occupation qui est devenue au fil du temps un véritable plaisir. » Voilà, vous avez le début de l’histoire de Cloé Blaise : l’envie de réunir deux activités « coup de coeur » en une seule et même passion, à savoir le stylisme culinaire. Au quotidien, Cloé travaille chez un traiteur-boutique au Luxembourg, mais dès qu’elle a un moment de libre, la jeune femme nous éblouit et nous inspire sur son site web ! ?
Partager des histoires gourmandes
À travers ses recettes et leurs mises en scène, Cloé a pour objectif de nous proposer des photos qui racontent une histoire. Des photos qui nous font littéralement manger avec les yeux ! Mais pas que… « Le gastro, c’est très beau, mais peu de gens osent véritablement s’y frotter. Moi, mon but, c’est donc d’apporter un peu de technique pour proposer des recettes qui en jettent, mais qui restent toujours accessibles à tout le monde et faciles à reproduire chez soi ! » Allez, je vous laisse, j’ai des fluffy pancakes à tester… Je vous en dirai des nouvelles ! ??
La recette des fluffy pancakes
Les ingrédients (pour environ 6 pancakes)
– 2 jaunes d’œufs – 4 blancs d’œufs – 40 gr de sucre de canne – 1 c. à c. de vanille en poudre (ou 1/2 c. à c. d’extrait de vanille ou 1/2 gousse) – 6 gr de levure chimique – 1 gr de sel (+/- 1 pincée) – 130 gr de farine – 120 ml de lait d’avoine
La préparation
1.Blanchir les jaunes, le sucre, la vanille, la levure chimique et le sel (ndlr : fouetter vigoureusement tous ces ingrédients jusqu’à l’obtention d’un mélange clair et mousseux) 2. Ajouter la farine, le lait et mélanger le tout au fouet pour que cela soit homogène. 3. Battre les blancs d’œufs en neige bien fermement. 4. Incorporer délicatement les blancs montés dans la préparation précédente à la maryse. 5. Cuire dans une poêle graissée et chaude. Retourner le pancake dès que des petites bulles apparaissent.
6. Garnir au choix avec de la pâte à tartiner, des fruits frais, du sirop d’érable…
Les astuces de Cloé
– Pour avoir des pancakes bien ronds, je vous suggère de les cuire dans un emporte-pièce graissé placé dans votre poêle bien chaude. Vous pourrez le retirer après quelques secondes de cuisson pour retourner le pancake (Pensez aux emporte-pièces en forme de cœur pour la Saint-Valentin qui arrive…) – J’ai choisi un lait végétal (parfait pour les intolérants au lactose) mais cela fonctionne parfaitement avec n’importe quel type de lait. Il faudra cependant peut-être adapter la quantité selon la texture de la pâte (avant l’ajout des blancs d’œufs). Cette pâte doit être légèrement plus épaisse qu’une pâte à crêpe classique.
Cannelés bordelais
Choux garnis aux amandes
Mousse double chocolat
Banana bread
Infos pratiques
Sur son site web, Cloé Blaise vous propose des recettes sucrées ou salées, toutes plus appétissantes les unes que les autres. Testez-les, envoyez-lui vos photos, partagez vos expériences culinaires, n’hésitez pas à lui demander un conseil : elle sera la styliste culinaire la plus heureuse du monde !
Ouvrir une boutique à la maison. Remplie d’objets beaux, utiles et durables. Ni une ni deux – presque sur un coup de tête – Alice et Michel ont créé ‘4 murs 1 toit’ dans le petit village d’Ochamps ! À dénicher ici ? Plein de jolis ustensiles du quotidien pour toute la famille : accessoires de cuisine, objets déco, papeterie, cosmétiques, jouets… Pour flâner, s’inspirer, s’extasier ou (se) faire plaisir : c’est dit, je vous emmène y faire un tour !
« Toc, toc, toc, qui est là ? C’est 4 murs 1 toit… » Voilà comment j’ai découvert ce nouveau concept store il y a quelques mois sur Instagram… Faut dire qu’il fallait la dénicher cette adresse confidentielle, installée bien à l’abri dans son petit village ardennais (Ochamps, près de Libin et Libramont) ? À l’origine de ce projet atypique ? Un couple de graphistes dynamiques et amoureux des beaux objets : Alice Bertrand et Michel Bourgeois.
Alerte : pépites à tous les étages !
Première impression quand on pousse la porte ? Si la boutique n’est pas très grande, elle est extrêmement attirante… Partout, 1.001 petites choses à regarder, toucher, admirer, chipoter, manipuler ! ?
Ustensiles de cuisine (cuillères et saladiers en bois, brosses et produits d’entretien, vaisselle en émail…), accessoires de mode et de déco, papeterie, cosmétiques, jouets, posters et livres pop-up pour les kids (ou les plus grands si affinités ?)… Bref, un joyeux mixte d’objets pour toute la famille, à offrir ou se faire offrir ! Leur point commun ? Avoir été sélectionnés par Alice et Michel parce qu’ils étaient à la fois beaux, mais aussi utiles et durables. Tout un programme.
Du pratique, oui…
… mais toujours esthétique !
Dénicher des pépites, agencer la boutique, échanger avec nos clients. En fait, j’ai un peu l’impression de jouer à la marchande… et j’adore ça !
(Alice, qui s’éclate dans cette nouvelle aventure)
Une boutique, c’est bien… Avec une éthique, c’est encore mieux ! ?
S’ils fonctionnent aux coups de cœur (oui, vous avez compris, ils prennent un plaisir fou à nous dénicher continuellement de nouveaux trésors !), Alice et Michel ont voulu avant tout créer une boutique « qui a du sens »… « À travers notre sélection de marques et de créateurs, nous souhaitons mettre en avant des objets qui respectent notre planète ainsi que les femmes et les hommes qui les fabriquent. » À la clé ? Des objets responsables, plein de surprises et parfois insolites, à l’instar du savon produit de vaisselle solide de la marque Andrée Jardin ou encore des agendas et carnets de la marque belge Redopapers fabriqués à partir de déchets de papier.
« On ne se veut ni militants, ni moralisateurs. Mais si nous arrivons un tant soit peu à sensibiliser les gens, à les pousser à investir dans des objets de qualité, plus solides et durables, ce sera une belle réussite pour nous ! »
4murs1toit : le début de l’histoire
Bon alors, me voilà séduite. Mais finalement, elle vient d’où cette idée – un peu folle – de lancer une boutique physique « au milieu de nulle part » ? ? Demandez-le à Alice et Michel. Ils vont se regarder du coin de l’œil… et éclater de rire. Faut dire que l’explication n’est pas banale : « Après avoir installé des étagères dans notre propre salon, on les a trouvées tellement jolies qu’on s’est dit qu’elles seraient parfaites pour mettre en valeur les petits trésors d’une boutique. Ensuite, tout s’est emballé assez vite, on a transformé une pièce de notre maison et on y a implanté ce concept ! » Bien sûr, l’amour des beaux objets et l’envie de partager cette passion mijotaient depuis longtemps dans leur esprit… Suffisait de trouver la façon concrète de lui donner vie. Voilà qui est fait et c’est tant mieux pour nous ! ?
Infos pratiques
La boutique d’Alice et Michel se situe à Ochamps, près de Libin (Libramont). Elle ouvre ses portes le vendredi en fin de journée et les week-ends. Bonne nouvelle pour ceux qui n’habitent pas tout près : au-delà de la boutique physique, ‘4murs1toit’, c’est aussi un e-shop !
Une visite au musée, ça vous botte ? Comment ça, bof… Attendez que je vous emmène au Mudia, le nouveau musée d’art didactif à Redu. À travers un parcours high-tech – ponctué d’activités originales, ludiques et interactives – il dépoussière avec fougue et brio la traditionnelle visite du musée d’art. Promis, il n’est pas question de s’y ennuyer une seule seconde. Bien au contraire… Plaisir garanti pour toute la famille !
Et si on se faisait un p’tit musée, les enfants ? « Ouais, bof… » « Pffft… » « Pas envie… » Bon, ben, le moins que l’on puisse dire, c’est que ma proposition enthousiaste du jour n’enflamme pas les foules. ? Et c’est exactement de ce constat – on s’ennuie dans les musées – qu’est né le Mudia ! Collectionneur et amateur d’art passionné, Eric Noulet s’est mis à rêver d’un musée où on pourrait apprendre et découvrir en jouant, s’amusant, rigolant. Bref, d’un musée où ses petits-enfants auraient plaisir à venir et à revenir… Ainsi fut fait !
Mudia : 300 œuvres d’artistes prestigieux
Inauguré en septembre 2018, le Mudia trône fièrement au cœur de Redu, le célèbre village du livre. Son concept ? Il nous invite à remonter l’histoire de l’art en traversant 7 siècles, depuis la Renaissance jusqu’à notre époque contemporaine, illustrant ainsi les différents mouvements artistiques : classicisme, impressionnisme, art nouveau, cubisme, surréalisme, pop art… j’en passe et des meilleures ! Assez dingue pour la région, vous y trouverez ainsi plus de 300 œuvres originales d’artistes prestigieux aussi diversifiés que Breughel, Véronèse, Rodin, Picasso, Modigliani, Klimt, Magritte, Warhol, Hergé ou encore Geluck. Bref, si je peux me permettre, une fameuse belle brochette d’artistes qui ont marqué à jamais leur époque ! ?
L’art pour tous et tous pour l’art !
Mais ce qui constitue le vrai plus du Mudia ? C’est sans conteste sa manière de secouer et dépoussiérer la traditionnelle visite de musée d’art qui s’avère parfois, il faut bien l’avouer, un peu trop sérieuse et monotone… ? Il se définit ainsi comme une attraction muséale qui a pour objectif ultime de rendre l’art accessible à tous. Sa recette pour y arriver ? Proposer au visiteur un parcours high-tech original, ludique et interactif ponctué de jeux, tableaux animés, vidéos, petits défis et autres tests amusants ! Une façon ultra efficace de nous faire découvrir les œuvres et leur histoire de façon tout à fait inédite. ??
S’amuser au musée ? Mission réussie !
Bon alors, je n’ai évidemment pas envie de vous en dévoiler trop… Mais pour faire court, toute la famille a été emballée par cette visite ! Il faut dire que le Mudia a le chic pour piquer la curiosité et susciter l’intérêt… De la toile numérique à dessiner soi-même au modèle qui s’anime et adopte votre pose, du jeu des paires au Photomaton qui décline votre portrait dans différents styles artistiques, pas de doute : y a de quoi s’amuser ! ? Notre véritable coup de cœur ? Sans hésiter la version animée d’un célèbre tableau de Jérôme Bosch : il suffit d’effleurer les différents personnages du bout des doigts pour qu’instantanément, ils prennent vie. Jamais vu ça, c’est vraiment génial ! ?
Le Mudia, pour les amateurs ET les connaisseurs
Juste une précision : quand on dit visiter le musée en s’amusant… N’imaginez tout de même pas vous payer ici des bonnes tranches de rigolade, hein ! ? Loin d’être un parc d’attraction, on reste bien évidemment dans un lieu culturel qui – s’il s’adresse aux familles et aux néophytes – pourra aussi combler les fins connaisseurs d’art. Quoiqu’il en soit, nos enfants sont arrivés en traînant les pieds… et il a fallu les pousser vers la sortie à l’heure de fermeture ! ? En toute honnêteté, je pense que même dans le cas où un enfant resterait hermétique aux œuvres, il trouvera facilement son compte et du plaisir ici en papillonnant d’une activité à l’autre. Bref, ce Mudia, définitivement une belle et atypique immersion artistique pour toute la famille !
Infos pratiques
Le Mudia ouvre habituellement ses portes du mercredi au dimanche de 10 h à 18 h et 7j/7 pendant les vacances scolaires et les jours fériés. Attention, en cette période de Covid, il n’est ouvert a priori que les samedis et dimanches. Pensez à vous renseigner au préalable.
Le prix de l’entrée ? 12 € pour les adultes, 8 € pour les 18 à 25 ans, 6 € pour les 6 à 18 ans et 4 € pour les 3 à 5 ans. À noter : le Family Deal (2 adultes et 2 enfants) revient à 30 €.